Jean-François Cirelli prend la tête de la branche Energie Europe du groupe GDF Suez

Depuis le 1er Janvier, le groupe GDF Suez a réorganisé ses activités d’énergie en Europe en une seule et même branche regroupant l’ensemble de ses activités (approvisionnement en gaz, production électrique, gestion de l’énergie, vente aux clients…) Jean-François Cirelli, vice-président directeur général délégué de GDF Suez a été récemment nommé en charge de cette branche.

Le 2 février dernier, Stéphane Soumier de BFM recevait Jean-François Cirelli, nouvellement en charge de la branche Energie Europe de GDF Suez, fraîchement créée. Les principaux objectifs de cette réorganisation sont doubles, à savoir l’intégration des différents métiers européens et le renforcement du service au client. Le groupe a ainsi rassemblé en une même branche ces activités d’approvisionnement en gaz et de production électrique, de gestion et de trading, de marketing et de vente, dans le but de favoriser une plus grande réactivité face aux évolutions du marché européen. Déjà président de l’institution européenne Eurogas, Union européenne de l’industrie du gaz naturel, prend donc la direction de la branche énergie Europe, comptant pas moins de 30 000 collaborateurs répartis dans 13 pays.

A ce titre, le journaliste économique l’a interrogé sur ses nouvelles fonctions, ainsi que sur sa « vision européenne » du marché énergétique. Car si GDF Suez a aujourd’hui revêtu son drapeau bleu bardé d’étoiles, c’est bien pour ouvrir les frontières d’une dimension trop nationale. Mais comment crier à tous son identité européenne quand les forces politiques qui dictent les lois du marché, sont, elles, purement nationales ? Une question à laquelle Cirelli n’a pas répondu grand-chose, si ce n’est qu’il espérait que la conscience européenne gagne du terrain au sein des ministères. Rappelons que Jean-François Cirelli a souvent exprimé une certaine crainte vis-à-vis du marché européen de l’énergie dont il trouve la régulation trop sévère. En effet, celui-ci s’exprime régulièrement sur les ondes en faveur de l’indépendance énergétique de la France, d’un tarif appliqué équitablement à tous les pays d’Europe ou encore, du développement des énergies renouvelables.

Une nouvelle fois, il a donc souligné un cadre d’investissement instable, dû, notamment aux chauds et froids des politiques vis-à-vis des énergies vertes. Avec la création de sa branche Energie Europe, GDF Suez manifeste également son ambition d’un mix énergétique diversifié valorisant le gaz naturel, les énergies renouvelables et également le nucléaire, à condition toutefois, que cette énergie fortement controversée ne soit pas éconduite par les gouvernements des différents pays. Des énergies qui pourraient, notamment, se compenser en cas de pointe de froid ? A ce propos, Cirelli Jean-François en a profité pour rassurer les auditeurs sceptiques : « les capacités sont là », a-t-il affirmé. Il faut en effet reconnaitre qu’en France, malgré des demandes de gaz naturel record dues à un hiver particulièrement froid, le système énergétique a bien résisté, notamment grâce à un portefeuille de fournisseurs diversifié et à des capacités de stockage suffisantes. La situation européenne n’est visiblement pas aussi évidente, puisque le géant gazier russe Gazprom ne peut plus assurer les livraisons de volumes supplémentaires de gaz dont l’Europe a besoin.